Les
pages du Congrès
de Nancy,
les 11-12-13 juin 2008
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Printemps des retraites pour dénoncer les promesses
non tenues
Concertation tronquée, panne prévisible!
Réussite de la journée d'action des retraités
Retard dans l'assimilation des instituteurs
La suite de l'Info Retrouvez toutes les infos déjà parues sur le site
Le Gouvernement vient d’envoyer aux partenaires sociaux son document d’orientation relatif au « rendez-vous 2008 » sur les retraites. Assez peu convaincues, les organisations syndicales ont décidé d’une journée nationale d’action le 22 mai. La FGR-FP a fait part de sa solidarité à cette action.
sur de nombreux points, les réponses apportées par les pouvoirs publics vont dans le sens d’une régression sociale et d’une paupérisation des futures retraités malgré les propos lénifiants de l’introduction du document.
Au fil des huit pages on peut constater que les retraités de la Fonction publique aussi sont directement concernés. Ainsi l’introduction précise, à juste titre que « la Conférence de revalorisation des pensions du 20 décembre 2007 a montré la nécessité de garantir le pouvoir d’achat des retraités face à une inflation plus forte que prévue ».
Alors, qu’attend donc le Gouvernement pour concrétiser au moins cette garantie de maintien du pouvoir d’achat ? Il répond, dans le chapitre consacré aux engagements de Nicolas Sarkozy, par l’annonce d’ « une revalorisation supplémentaire au 1er septembre 2008 ». Cependant, si certains journalistes ont avancé l’hypothèse de 0,8%, aucun chiffrage n’est acté.
Il est aussi question de revaloriser les retraites au 1er avril au lieu du 1er janvier. Cette modification pourrait permettre, en 2009, de prendre en compte la réalité de l’inflation mais il manque une annonce sur des méthodes incontestables de calcul de l’inflation, celles-ci étant loin de donner satisfaction actuellement!
Enfin la future conférence sur la revalorisation des pensions sera élargie à la fonction publique.
Un alignement des pensions de réversion de la
fonction publique sur le système pratiqué dans le régime général est à
l'étude.

Le Gouvernement, après l’annonce de l’augmentation du taux de
réversion pour le régime général, a précisé sa pensée pour les autres
régimes : « l’augmentation du taux de réversion pourra être envisagée
en prenant en compte les ressources et l’âge des conjoints survivants
dans une approche similaire au régime général ».
Encore un alignement inacceptable car les fonctionnaires n’ont qu’une
pension. Dans le régime général, si la retraite de la sécurité sociale
est sous conditions de ressources lorsqu’il y a réversion, ce n’est pas
le cas pour les régimes complémentaires. Nous sommes bien sûr favorables
à la revalorisation du taux de réversion de 50% à 60% mais si
parallèlement, on tient compte des ressources et de l’âge du conjoint
survivant c’est donner d’une main et reprendre de l’autre.
Dans un communiqué, le pôle des retraités de la Fonction publique souligne que « lier l’augmentation du taux de réversion aux ressources et à l’âge des conjoints survivants conduira inévitablement à une baisse injustifiée des ressources des fonctionnaires.»
lire le communiqué du pôle des retraités
Les organisations syndicales de retraités se sont retrouvées jeudi 17 avril au siège national de la FGR-FP. Elles ont constaté la mobilisation intacte des retraités et ont envisagé la conduite à tenir suite à l’absence de réponse du Premier ministre concernant notamment la revalorisation des pensions. La promesse avait pourtant été faite lors de l’audience du 6 mars à Matignon. Un rappel par courrier, le 4 avril, n'a pas reçu de réponse. Après débat les organisations ont décidé d’envoyer un nouveau courrier à François Fillon sous la forme d’une déclaration (voir ci-dessous).
Les organisations syndicales de retraités ont décidé de lancer diverses actions au niveau national et elles demandent à leurs structures départementales de tout mettre en oeuvre pour conforter localement dans l'unité, la démarche nationale qui pourrait déboucher sur un « printemps des retraités » du 1er au 15 mai, avec un temps fort le mardi 6 mai, jour anniversaire de l’élection du Président de la République auquel il y a lieu de rappeler ses engagements de candidat.
Dans le contexte actuel de reprise de l’inflation, une revalorisation supplémentaire des retraites est indispensable, le gouvernement doit absolument honorer ses engagements, notamment celui d'aller au-delà d’une revalorisation de 1,1% ! ... Le plus tôt possible!
Le ministre Xavier Bertrand et le Secrétaire d’État à la fonction publique André Santini ont reçu les cinq confédérations syndicales « représentatives » et les trois organisations patronales, chacune une heure, à partir du 28 mars. La concertation s’est poursuivie les 1er et 2 avril : André Santini a reçu l’Unsa-Fonctionnaires, Solidaires et la FSU. A l’issue de ces rencontres qui ont permis aux ministres de « recueillir les propositions » des partenaires sociaux, l’exécutif annonçait une première trame de propositions vers la mi-avril. Une nouvelle journée de rencontres bilatérales avant les décisions du gouvernement est prévue.
Les syndicats ont focalisé leurs critiques sur le passage de 40 à 41 ans de la durée de cotisation entre 2009 et 2012. Pour le Medef, les 41 ans ont été largement actés dans le cadre de la loi de 2003 et il n’y a aucune raison de revenir sur cette disposition. La CGT refuse le passage aux 41 ans, demande la prise en compte de la pénibilité et fait des propositions pour le financement. Pour la CFDT il ne faudrait déclencher l’allongement que quand il y aura des résultats concrets sur l’emploi des seniors. La CFE-CGC juge illusoire d’envisager une augmentation de la durée d’activité si le taux d’emploi des seniors n’atteint pas 50% en 2010 (Il est actuellement de 38%). FO n’accepte pas le passage à 41 ans et a fait des propositions pour augmenter les recettes de l’assurance vieillesse. La CFTC regrette que le gouvernement se focalise sur la durée d’activité, la question de l’élargissement de l’assiette des cotisations étant primordiale.
Du côté des fonctionnaires on note la même opposition à l’allongement, synonyme de baisse des pensions, surtout pour les femmes.
Au niveau du gouvernement, François Fillon a réaffirmé qu’il n’était
pas question de remettre en question l’âge légal de départ à la
retraite, fixé à 60 ans (le Medef souhaite 62, voire 63 ans). Xavier
Bertrand , quant à lui, insiste sur les trois leviers possibles :
diminuer les pensions, cotiser plus, cotiser plus longtemps…mais conclut
que seul le dernier est crédible…sans avouer que cela revient aussi à
faire baisser les pensions futures.
André Santini laisse entendre qu’on ne reviendra pas, pour les
fonctionnaires, sur le calcul des pensions à partir des six derniers
mois et que les mises à la retraite d’office à 55 ans pourraient être
supprimées.
Si l’unité syndicale existe pour refuser le passage de 40 à 41 ans, l’unité dans l’action est loin d’être acquise. Samedi 29 mars des manifestations ont eu lieu à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires seulement. La CFDT n'était pas présente à la réunion des confédérations le 31 mars au cours de laquelle aucune action n’a été décidée, toutefois, cette rencontre a permis de noter deux points de convergence sur le blocage des compteurs à 40 ans et le relèvement du niveau des pensions. FO, seule, appelle les salariés du privé et du public à faire du mercredi 16 avril une journée de manifestations départementales; cette date avait également été choisie par les Unions régionales d’Ile de France CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA et Solidaires pour une « manifestation unitaire sur les salaires et le pouvoir d’achat », la plate-forme incluant une revalorisation des retraites, la FGR-FP appelle ses sections d’Ile de France à y participer.
Assimiler, c'est rendre semblable. Ce processus est prévu dans le cadre de mesures d'unification des corps d'enseignants, signées avec le ministère.
Cela est prévu pour les instituteurs retraités, lorsque tous les
instituteurs en activité auront été intégrés dans le corps des professeurs
des écoles. Mais du retard a été pris, alors que les mesures
d'intégration devaient se terminer en 2007.
Les instituteurs retraités pourraient peut-être attendre encore longtemps la
révision de leur pension, à laquelle l’État s’est engagé.
La FGR-FP qui compte de nombreux instituteurs dans ses rangs, a décidé
d'écrire à Monsieur Santini, Secrétaire d'État à la Fonction publique,
pour lui demander de prendre des mesures permettant de commencer
l'assimilation sans pour autant léser les instituteurs encore en
activité. Les organisations syndicales mettent en oeuvre
également diverses actions pour aider les retraités concernés à se
rappeler au bon souvenir du ministre.
A noter que d'autres corps d'enseignants (PEGC, CE-EPS) sont
toujours également dans l'attente de telles mesures.
...afficher une copie de la lettre(format
pdf 17Ko)
07/03:08
La journée d'action unitaire des retraités dans les départements et régions le jeudi 6 mars, à l'appel des organisations syndicales de retraités (dont la FGR-FP) a connu un succès important, mettant bien en évidence le raz le bol des retraités face à l'insuffisance du taux de revalorisation et à l'augmentation du coût de la vie.
La balle est désormais dans le camp du gouvernement pour redonner du « pouvoir d’achat » aux retraités afin de compenser la hausse des prix et du coût de la vie.