FERMER LA FENETRE

Légende : Ecart par rapport à la dépense annuelle moyenne de l’ensemble des assurés sociaux. Colonne de gauche : écart pour la dépense totale, colonne du centre : écart pour la dépense de médecine de ville, colonne de droite : écart pour la dépense hospitalière.

Qui accède à quels soins ? En calculant des indices de dépenses pour les dépenses annuelles totales, de médecine de ville, et de dépenses hospitalières, pour chaque catégorie sociale (dans chaque dimension la dépense annuelle moyenne de l’ensemble des assurés sociaux est égale à 100) la DREES permet de répondre à la question. Si les cadres dépensent annuellement moins que la moyenne de la population (total : 87) ils consomment plus de médecine de ville (112)  beaucoup moins d’hôpital (58). A l’inverse les ouvriers non qualifiés consomment annuellement plus que la moyenne de la population (115), à peine plus de médecine de ville (101) mais beaucoup plus de médecine hospitalière (131). La consommation de soins est donc déterminée socialement.  Les catégories modestes ont moins recours à la prévention, attendent d’être « vraiment » malades pour se soigner, et ont plus recours que d’autres à l’hôpital.

Il était intéressant de comparer ces données aux chiffres que vient de publier la CNAM sur la consommation des bénéficiaires de la CMU en 2000. Les écarts constatés par la DRESS sont renforcés. Les bénéficiaires de la CMU, qui bénéficient de la gratuité des soins, consomment moins de médecine de ville (94) et plus d’hôpital (175) que la moyenne des assurés sociaux. On voit bien ici que si la gratuité est une condition nécessaire à l’égalité d’accès elle n’est pas une condition suffisante. Pour que les plus modestes accèdent réellement aux soins il faut que les professionnels aient la capacité de les écouter et dialoguer réellement avec eux.

 

  

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