Publication : mars 2005
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Afin de diversifier nos dossiers nous avons sollicité Nelly Girard, présidente du centre généalogique de Haute-Marne pour qu'elle vous fasse partager sa passion, et vous donne éventuellement envie de vous y lancer.Réalisé initialement pour le "Courrier du Retraité" n°117, ce dossier comporte deux pages afin d'en faciliter l'affichage:
La généalogie a longtemps souffert d'une image un peu aristocratique, réservée à une «noblesse» désireuse de perpétuer ses ancêtres et ses blasons. Depuis une cinquantaine d'années, la mobilité géographique des familles, l'accroissement de l'exode rural, les changements sociaux -divorce, familles recomposées, immigration-, et plus récemment les difficultés économiques et les incertitudes quant à l'avenir suscitent chez de nombreuses personnes le désir de se rattacher à une famille, un terroir, et retrouver ainsi une identité culturelle et sociale. Avec l'amélioration du niveau d'instruction, beaucoup de personnes ont également acquis le goût de l'histoire; les bibliothèques et les archives départementales se sont aussi dépoussiérées et ouvertes aux chercheurs amateurs; et Internet est aussi passé par-là, avec ses moyens de recherche et de mise en contact.
Le résultat est là : qui n'a pas dans sa famille, un grand-père, un cousin ou une tante, passionnés de généalogie, qui gratte dans les registres pour retrouver un ancêtre paysan, affranchi en 1653 par le seigneur du lieu. Autre phénomène : le virus frappe de plus en plus jeune, et il n'est pas rare de trouver déjeunes actifs et même des adolescents parmi les membres des associations de généalogie.
Un premier conseil : collectez le maximum d'informations familiales, (livrets de familles, contrats de mariage, papiers militaires..) et interrogez les parents, grands-parents, cousins,... pour situer votre famille.
Ensuite pour remonter d'une génération à la précédente, attachez-vous principalement aux actes de mariages ; ceux-ci contiennent depuis 1802 toutes les informations sur les époux, leurs parents
et parfois les grands-parents. Si vous connaissez les dates (même approximatives) des mariages, vous pouvez demander aux mairies une copie de l'acte de mariage. Et vous voilà déjà à la Révolution... mais soyez patients, les secrétaires de mairie ne répondent pas dans les quarante-huit heures. Deuxième conseil : soyez ordonné et précis. Le nombre de nos ancêtres augmente vite : deux parents, quatre grands-parents, huit arrière-grands-parents... Une personne née en 1950 se retrouve en 1800 (l0ème génération) avec 1024 ancêtres... Il existe de nombreux ouvrages qui vous proposent des fiches et des modèles pour enregistrer vos recherches, les rayons généalogie des libraires sont bien remplis et l'achat d'un livre vous aidera sûrement.
1800- 1850 est la période maximale ou vous pouvez espérer faire les recherches depuis chez vous. Au-delà la méthode reste la même (toujours rechercher en priorité les actes de mariages), mais il faudra vous déplacer pour consulter les registres dans les centres d'Archives Départementales. C'est là que peuvent intervenir les associations et cercles généalogiques et Internet. La plupart des associations ont privilégié un travail de dépouillement des actes paroissiaux avant la Révolution et mettent à disposition de leurs adhérents des relevés de ces mariages, pour la plupart avec filiation (c'est-à-dire le nom des parents des époux) ; donc de proche en proche vous allez remonter vos ancêtres jusqu'à la limite des registres établis par les curés.
L'obligation de tenir des registres date de 1539 ; c'est l'édit de Villers-Cotteret signé par François 1er, qui demandait aux prêtres de tenir en double exemplaire des registres de baptêmes, mariages et sépultures, un des exemplaires devant être transmis aux intendants régionaux ; mais cette règle a mis quelque temps à s'appliquer. Il existe quelques communes commençant à cette période, mais rarissimes. La plupart des registres commencent vers 1600-1650. Et n'oublions pas que les guerres, les incendies et autres catastrophes, naturelles ou non (vols d'archives par exemples) sont aussi passés par-là, sans parler des difficultés de lecture de ces vieux documents.
La Fédération Française de Généalogie regroupe l'ensemble des associations de généalogie, locales (par département le plus souvent), thématiques (cheminots,...) ou professionnels (comités d'entreprises). Pour avoir les adresses locales : FFG, 3 rue de Turbigo 75001 Paris. Et sur Internet : www.genefede.fr
• Pour démarrer sur Internet, un site incontournable et gratuit pour faire des recherches : www.geneanet.org, qui collecte les généalogies transmises par les internautes.
• Pour consulter et obtenir des relevés d'actes (payant) : www.bigenet.fr (site de la fédération) et www.patro.com.
• Et le Minitel est encore vivant : 3617 ABMS.
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