Publication : mars 2005

L'acte de naissance de Louise Michel
Il existe au moins une association par département. Les services proposés varient suivant l'importance et le dynamisme de chacune, mais on peut citer:
Publication d'une revue (trimestrielle en général) avec des articles historiques locaux, présentation de quartiers d'adhérents, et un service de questions-réponses (gratuit).
Relevé des actes de mariages, baptêmes et décès : l'état est très variable. La plupart des associations ont commencé par les actes de mariage les plus anciens, une partie ont également intégralement dépouillé le XIXème siècle. Pour les naissances et décès, la situation est très variable : entre le tout dépouillé (très peu) et le rien, tout existe. Ces actes sont disponibles pour les adhérents (payants) sur papier ou, de plus en plus sur les sites Internet spécialisés.
Service d'entraide : les animateurs bénévoles des associations s'efforcent de répondre à vos questions quand vous êtes «coincé » dans vos recherches. Mais, en aucun cas, les associations n'ont pour but de faire votre généalogie à votre place, que ce soit à titre gracieux ou onéreux.
En contrepartie les associations attendent que vous les aidiez en transmettant le résultat de vos propres recherches, en participant à la rédaction des revues, et pour les plus courageux en participant au travail de dépouillement des actes d'état civil...
De nombreuses associations publient également des ouvrages sur l'histoire locale, des monographies sur les communes et sur des personnages locaux.
La plupart des généalogistes ont envie de partager leurs trouvailles et nouer des contacts avec leurs cousins ; Internet est l'endroit rêvé et on ne compte plus les sites de généalogie, ainsi que les forums de discussion. Deux limites à cet outil : d'abord il faut dépasser une période de cent à cent cinquante ans, pour une raison très simple ; si vous cherchez, par exemple un mariage d'un de vos ancêtres en 1850, il s'agit sûrement d'un arrière-grand-père (ou grand-mère) et donc la personne qui a affiché ce mariage sur Internet est au plus un petit cousin, que vous avez de fortes chances de connaître; un courrier, un coup de téléphone ou mieux une rencontre conviviale vaut mieux que l'anonymat d'un écran d'ordinateur.
L'autre raison, (pour des dates plus anciennes) réside dans la fiabilité des données affichées sur Internet ; la multiplication des échanges fait que chacun a, plus ou moins, tendance à recopier les informations qu'il vient découvrir chez un autre internaute; les erreurs se propagent vite, et on arrive assez souvent à des aberrations complètes. Internet, c'est super, mais cela n'empêche pas de vérifier en retournant aux sources
On rencontre beaucoup de généalogistes qui cherchent la performance : collecter dix mille, trente mille noms d'ancêtres, remonter à Charlemagne, connaître tous les habitants de telle paroisse... et après ? L'intérêt de la recherche se trouve aussi (et certainement plus) dans la connaissance de la vie de nos ancêtres, leur métier, le milieu social et géographique dans lequel ils vivaient. Pour reprendre une image courante, l'arbre généalogique (les noms, les lieux, les dates) constitue un squelette, indispensable bien sûr, mais qu'il faut habiller avec la connaissance du pays, de la profession et de l'environnement de la personne. Il ne faut pas hésiter à se déplacer, visiter la région, redécouvrir les lieux, parler avec les habitants actuels du pays... Les vrais amateurs peuvent tous vous raconter l'émotion ressentie en retrouvant la maison où a vécu un ancêtre, en visitant l'église de leur mariage ou en rencontrant un cousin au dixième degré, mais qui est resté au pays et peut vous parler de la grand-mère du petit cousin Jules qui travaillait dans la ferme du hameau voisin.
Les Archives peuvent également vous aider : contrats de mariages, testaments, inventaire après décès peuvent vous apporter des renseignements riches sur vos ancêtres.
La vraie richesse de la généalogie se trouve dans ces moments privilégiés, qui nous font renouer avec notre passé.
NELLY GIRARD