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Utilité de l'indice des prix

Mise à jour septembre 2011 par Michel Salingue

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L'indice des prix , méthodologie de collecte, méthode de calcul


 

 

 

 

L’Insee publie l’indice des prix chaque mois autour du 13.

De plus, fin janvier de chaque année, l’ensemble des moyennes annuelles des indices des prix classés par fonctions et sous fonctions, groupes et postes (voir tableau page 1) est publié par l’institut.

Ce sont des moyennes simples des indices mensuels qui nous sont très utiles pour argumenter face aux pouvoirs publics sur la nécessité d’aller plus loin en matière de revalorisation des pensions.

Néanmoins même si les explications de l'Insee montrent la rigueur et l’honnêteté du calcul mensuel de l’indice des prix à la consommation, des critères supplémentaires sont à trouver pour maintenir et revaloriser  le pouvoir d'achat des retraités, en particulier l'évolution des dépenses contraintes et celle des salaires.

 

La revalorisation des pensions de retraite est fondée exclusivement sur l’évolution de l’indice des prix à la consommation hors tabac.

Quelle est son utilité ?

L’IPC est une mesure synthétique des évolutions de prix à qualité constante. L’indice joue un triple rôle, économique, socio-économique et monétaire:
  • Un rôle économique :

Il permet de suivre, mois par mois, l’inflation

  • Un rôle socio-économique :

l’IPC sert à indexer de nombreux contrats privés, les pensions alimentaires, les rentes viagères et les pensions de retraite. C’est également un des éléments qui entre dans l’indexation du SMIC.

  • Un rôle monétaire et financier :

Pour les comparaisons internationales, les indices de prix des différents pays européens font l’objet d’une harmonisation entre les services statistiques qui porte le nom d’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Il constitue l’indicateur majeur pour la conduite de la politique monétaire dans la zone euro.

Pensions et pouvoir d'achat

L'indice des prix (IPC) et les dépenses contraintes

Selon l'INSEE, l'IPC aurait augmenté de 1,7% en glissement sur l'année 2010, mais ce n'est qu'une moyenne.

Ce qui a augmenté bien au-delà des 1,7% :

l'énergie : les loyers + 4%
gaz + 13,8%
fuel + 26,5%
électricité + 3%
l'alimentation : produits frais + 9,4%
fruits + 6%
légumes + 3%
la protection sociale : + 2,4%
les assurances : + 4,7%
la fourniture d'eau : + 2,2 %

 

Tous ces postes de dépenses représentent l'essentiel des dépenses contraintes des retraités. Les retraités aux pensions les plus faibles voient quasiment toute leur pension absorbée par ces dépenses contraintes et sont donc victimes d'une inflation bien supérieure à 1,7%.

Ce qui augmente moins que 1,7% ou qui baisse : habillement et chaussures + 0,2 %, ameublement et équipement ménager + 0,2 %, hôtellerie + 1,3 %, communication -1,7%, loisirs culture – 0,9%.

Tous ces postes ne compensent pas les augmentations de dépenses contraintes. Elles sont l'objet de la part de ces retraités à faible revenu de non dépenses, de report d'achat voire de non remplacement de matériel vétuste.

Les dépenses contraintes pèsent de plus en plus

Les enquêtes INSEE sur le budget des familles souligne que les dépenses contraintes passent de 41% en 2001 à 45% en 2006. Pour les 20% de ménages aux revenus les plus faibles, la part des dépenses contraintes est passée de 50% du total des dépenses en 2001 à 75% en 2006.

Comme la pension moyenne est de 1122€ par mois (825€ pour les femmes) la grande majorité des retraités est directement impactée par le poids croissant des dépenses contraintes.

Pensions et salaires : l'écart se creuse

Alors que de 2003 à 2010 les pensions progressaient seulement de 11,6%, l'ensemble des salaires progressaient eux de 17,1% et le SMIC de 23,2%.

Depuis 2003 l'écart se creuse entre SMIC et pensions. Des milliers de retraités partis avec une pension égale ou légèrement supérieure au SMIC se retrouvent aujourd'hui sous le seuil du salaire minimum. Plus globalement, depuis 2003, l'étude comparée de l'évolution des pensions et de l'ensemble des salaires met en évidence un écart grandissant. Relativement aux actifs, les retraités voient régulièrement leur pouvoir d'achat reculer.

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