Plan du dossier Politique de santé | Médicaments | Assurance maladie | Personnes Âgées
Après les élections, rien n'est réglé. Les analyses de la FGR-FP La politique de santé
Aujourd’hui le système de santé est trop fondé sur le curatif : il est indispensable de le réorienter vers une politique de prévention et d’éducation à la santé.
Priorité à la prévention
La politique de prévention doit être reconstruite avec pour buts :
L’amélioration de la qualité de vie
La lutte contre la régression de l’accès aux soins
La prévention doit être présente à toutes les étapes de la vie. Le grand public doit y être sensibilisé et incité, le corps médical doit y être formé.
Exemple :
La consultation gratuite pour les personnes de 70 ans et plus afin de dépister et de prévenir les facteurs de dépendance (troubles de l’équilibre et de la mémoire, ostéoporose, dénutrition, isolement, symptômes dépressifs).
Peu ou pas de publicité.
Le questionnaire destiné aux personnes nées en 1936 et 1937 dans les 3 départements pilotes (Bas Rhin, Finistère, Val de Marne) comporte 6 pages de questions peu accessibles à l’ensemble de la population.
Cette consultation devrait être généralisée en juillet.Nos remarques :
La consultation est trop tardive. Elle devrait se faire au moment de la retraite. Un suivi régulier serait nécessaire.Garantir l’accès à des soins de qualité à des tarifs opposables, sur le lieu de vie ou à proximité immédiate.
Plus de déserts médicaux.
L’État doit légiférer pour assurer une répartition harmonieuse des médecins et autres professions sanitaires sur tout le territoire.
Développer les réseaux de soins, les maisons médicales, les maisons médicales de garde.
Il est impératif de doter les urgences d’équipes gériatriques.
A la sortie des hôpitaux, nécessité d’établir un suivi avec les services de soins de suite, les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes (EHPAD), l’hospitalisation à domicile et les services médico-sociaux en cas de retour à domicile
Les médicaments
Les personnes âgées en sont de gros consommateurs, elles doivent être averties des risques consécutifs aux abus.
L’automédication ne doit être ni encouragée, ni présentée comme un apprentissage de la prévention primaire ; elle n’est qu’un moyen de dérembourser des médicaments à prescription médicale facultative et à en libérer les prix.
La non acceptation de génériques ne peut pas servir de prétexte à la suppression du tiers payant.
Les médicaments à service médical rendu insuffisant ne devraient plus faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché.
Nos remarques :
Tout déremboursement occasionne des dépenses supplémentaires directes ou indirectes (répercussion sur le coût des mutuelles) pour les malades et dégrade leur pouvoir d’achat.
L’assurance maladie
La loi portant sur la réforme de l’assurance maladie de 2004 conduit à un désengagement de l’assurance maladie au détriment des patients, ce qui est contraire aux principes fondateurs de la sécurité sociale.
L’assurance maladie doit être refondée à partir de négociations incluant toutes les forces sociales. Les aspects sociaux, économiques et financiers, gestionnaires y seront abordés.
Bases de négociations : Nos revendicatiions
Caractère obligatoire de l’assurance
Principe de solidarité
Extension, conformément à la volonté des fondateurs, à des risques nouveaux en particulier à la perte d’autonomie quels qu’en soient l’origine et l’âge
Assurance d’accès pour tous à des soins de qualité à des tarifs opposables.
Le Parlement doit définir la part de la richesse nationale consacrée à la santé
Modifier l’assiette des prélèvements
Compenser les exonérations de charges sociales
Assurer la défiscalisation des cotisations mutualistes.
Gestion
Election des Conseils d’administration
Majorité des assurés sociaux dans les C.A.
Gestion de l’A.M. des fonctionnaires par les mutuelles de la Fonction publique
Conventions médicales:
Fin des dépassements d’honoraires
Révision de la tarification des soins
Nouveaux modes de rémunération des praticiens.
Personnes Agées (P.A.)
Rôle et place des retraités dans la société
Le vieillissement de la population n’est pas seulement une charge financière. Jeunes retraités et P.A. dépendantes génèrent des emplois.
Les retraités sont souvent le « pivot » de la famille assurant l’existence de leurs enfants et de leurs parents. Ils contribuent aussi à développer le lien social sans pour autant remplacer des professionnels compétents.Nous demandons la création d’un service public s’appuyant sur le développement et la mise en réseau de toutes les institutions intervenant auprès des P.A.
Seul un tel service peut garantir l’égalité de traitement de tous ainsi que la formation et la professionnalisation des personnels.
Prise en charge d’un risque «perte d’autonomie » par la Sécurité sociale garante de l’égalité de traitement.Revalorisation de l’APA
Refus de la contribution de solidarité pour l’autonomie (jour férié travaillé) qui est de toute façon insuffisante et injuste
Retour à l’égalité de traitement prévue par les textes instituant l’APA et la CNSA : l’Etat et le département contribuent chacun à hauteur de 50%, la CNSA veillant à l’égalité dans les départements.
Services à domicile :
Améliorer l’information des personnes
L’augmentation des tarifs horaires pratiqués par les services prestataires (respect de la qualification, coût de la formation des personnels) ainsi que l’ouverture au secteur marchand accrue par le « Plan Borloo » et l’absence d’augmentation des plans d’aide incitent les P.A. à s’adresser pour bénéficier d’un maximum d’heures d’accompagnement aux services les moins onéreux (mandataires ou gré à gré). Devenant « employeurs » les PA sont alors soumises au Code du travail et à ses obligations. Des risques graves existent pouvant aller jusqu’à la poursuite en justice.
Crédit d’impôt pour l’emploi de salariés à domicile.
Nous demandons que la loi de février 2007 exprime clairement que ce crédit au taux de 50% est étendu aux retraités et PA non imposables.
Coût de l’hébergement en établissement
Le ministre vient de reconnaître que le reste à charge pour le résident est supérieur au montant d’une pension moyenne.
Nous demandons des mesures pour limiter cette dépense :
En réorganisant les sections tarifaires des établissements : les frais d’investissements et les dépenses pour certains personnels (administration, animation, personnel de service non qualifié) ne doivent pas relever exclusivement du tarif hébergement donc du résident.
Nous revendiquons l’harmonisation de la réduction d’impôt (loi de finances 2007) avec celle dont bénéficie l’emploi de salariés à domicile (taux porté de 25 à 50% - plafond de dépenses porté de 10 000 à 12 000€) et un crédit d’impôt aux taux de 50% pour les résidents non imposables.
En tout état de cause le conseil de vie sociale de chaque établissement doit être informé dans le détail du calcul du prix de journée.