mise à jour septembre 2011

(cette page)
I.- Les
enjeux et perspectives :
Liens pour accès aux infos
État des lieux
Les systèmes privés
Les mesures de régression
Les solutions apportés peuvent-elles être satisfaisantes ?
La FGR-FP et les retraites
Conseil d'orientation des retraites
(suite du dossier)
II.-Les nouvelles lois
(cliquez ici pour en savoir plus sur
ce qui change et ce qui reste)
Dossier réalisé par Michel Salingue
L'avenir des systèmes de retraite en France est un dossier essentiel pour le maintien de la cohérence de notre société.
Les lois votées en 2003 et 2010 mettent à mal le Code des pensions.
| Le Code des pensions
civiles et militaires a déjà une longue histoire,
faite d’avancées et de reculs. La création de la FGR-FP, en 1936 a coïncidé avec une bataille parlementaire pour améliorer le sort des pensionnés de l’État. Celle-ci a été longue mais elle a abouti à des avancées significatives concrétisées par le texte de 1964. Aujourd’hui nous sommes confrontés à des décisions qui nous ramènent au Code … de 1923 ! En matière de progrès on aurait pu espérer mieux. Si le droit à pension n’est pas remis en cause on assiste tout de même à un alignement progressif sur le régime général et à la coupure nette entre la situation des actifs et celle des pensionnés. |
- Nous restons pensionnés de l'État.
- Notre pension fait suite à notre rémunération d'activité.L'une et l'autre sont inscrites au budget de la nation. En nous engageant l'Etat employeur a contracté une dette qui ne s'éteindra qu'au décès de l'éventuel ayant-cause (pension de réversion).
Nous n'avons pas de caisse de retraite, point capital à rappeler à tous les fonctionnaires.
Il est bon également de rappeler les mécanismes du secteur privé.
Salariés et employeurs cotisent à la caisse nationale d'assurance vieillesse. Celle-ci redistribue les cotisations des actifs aux retraités.
- A la retraite de la sécurité sociale s'ajoute une ou plusieurs retraite(s) complémentaire(s) financée(s) également par les salariés actifs et les employeurs. En fait chaque travailleur du secteur privé qui cesse son activité perçoit un " salaire différé " qui a été " mis de côté " pendant sa période d'activité. C'est le système par répartition. C'est le premier enjeu du débat.
Par ailleurs il existe une multitude d'autres régimes de retraite, les régimes spéciaux des entreprises publiques (SNCF, RATP, EDF/GDF...) les régimes agricoles, ceux des commerçants, artisans, professions libérales... qu'il serait fastidieux de décrire à nouveau mais qui fonctionnent sur le principe de la répartition, avec les compensations. Ces différents systèmes cohabitent depuis un demi-siècle et ils ont globalement apporté des pensions ou retraites à peu près équivalentes pour le même métier, qu'il soit exercé dans le public ou le privé.
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Pour faire face à l’augmentation du nombre de retraités et à l’allongement de la vie les gouvernements successifs ont choisi de mettre en place des mesures régressives plutôt que d’augmenter les recettes par une autre répartition des richesses produites. |
- L'indexation des retraites sur les prix au lieu des salaires nets.
- Le calcul de la retraite sur la moyenne des 25 meilleures années au lieu des 10 meilleures avec indexation des salaires portés au compte sur les prix
- Les abattements pour trimestres manquants en cas de départ anticipé.
Elles touchaient essentiellement le secteur privé. Il les décline pour l'ensemble Public et Privé.
Ces modifications sont détaillées dans les pages spécialisées. Pour l'essentiel:
Les sondages successifs montrent que les Français tiennent à un âge de départ
autour de 60 ans. La réalité est même inférieure en raison des nombreuses
préretraites et des mises en chômage particulièrement nombreuses avant cet âge.
Reculer l’âge de la retraite et allonger la durée de cotisation ne peut mener qu’à une baisse significative du niveau des pensions.
- Une nouvelle paupérisation des retraites et des pensions publiques est à craindre.
La seconde variable d'ajustement envisagée dans le rapport du C.O.R est le montant de la cotisation. Faut-il le relever ?
- Il suffirait, dans le cadre d’une nouvelle répartition des richesses, d’augmenter les cotisations retraite de 0,37€ par an pour revenir à la situation d’avant ces réformes.
Reste la question de l'équité entre les différents régimes.
- Ce débat est loin d'être clos tellement les situations sont complexes et les comparaisons difficiles.