La FGR-FP, réunie en congrès national à Pau du 8 au 10 juin 2010, appelle à
l’unité d’action des organisations de retraités :![]()
La prétendue garantie du maintien du pouvoir d’achat n’est qu’une duperie. Les revalorisations successives ne compensent pas les hausses des dépenses contraintes.
Les difficultés d’accès aux soins ne cessent de s’aggraver, notamment pour les pensionnés les plus modestes.
Hausse des complémentaires santé, des forfaits, déremboursements de médicaments, dépassements d’honoraires, franchises médicales, les dépenses de santé pèsent de plus en plus lourd sur le budget des retraités.
La prise en charge de la perte d’autonomie est de plus en plus coûteuse, elle ne permet de garantir ni un maintien à domicile ni l’hébergement en établissement.
Elle les pénalise sur la demi-part supplémentaire et la non-attribution d’un crédit d’impôt pour l’aide à domicile et les cotisations d’assurance maladie complémentaire.
Elle est injuste concernant l’abattement de 10%.
La FGR-FP s’engage à promouvoir ces revendications
prioritaires communes à l’ensemble des retraités pour faire pression sur les
pouvoirs publics.![]()
Après les réformes menées depuis 1993, celle que le Gouvernement veut imposer vise à faire encore faire baisser le niveau des pensions. La question des retraites relève d’un choix de société. Le retour à la paupérisation des retraités est inadmissible !
Lire le texte complet sur la défense des retraites (format pdf)
C’est une autre Europe que nous voulons.
Une Europe solidaire qui s’efforce d’apporter des solutions pérennes aux
difficultés rencontrées par les États les plus fragiles.
Une Europe où le pouvoir financier et bancaire soient soumis à des politiques
résolument tournées vers l’emploi et la croissance.
Une Europe libérée de toute concurrence fiscale et sociale, ce qui implique une
harmonisation des législations dans l’intérêt des peuples .
Lire le texte complet "Pour
reconstruire l'Europe" (format pdf)![]()
Introduction
Le 62ème congrès de la Fédération générale des retraités de la Fonction publique réuni à Pau les 8, 9 et 10 juin 2010 rappelle son attachement aux principes et aux valeurs de la République en particulier à la laïcité, et aux libertés.Ce Congrès se tient durant une période de pseudo négociations préparant de nouvelles régressions pour les régimes de retraite. Cette question relève d'un choix de société. La FGR-FP condamne les mesures envisagées.
Le Congrès dénonce l'idéologie ultra libérale dominante qui, responsable de la crise et utilisant celle-ci, continue à se traduire par des politiques dégradant les conditions de vie des populations au seul profit des catégories les plus favorisées et de la finance internationale.
Le Congrès condamne la politique économique et sociale du gouvernement, responsable d'une explosion du chômage et de la précarité : elle génère la baisse du pouvoir d'achat des actifs et des retraités et remet en cause des acquis obtenus par leurs luttes.
Le Congrès s'élève contre le démantèlement systématique de notre modèle social fondé sur les principes de solidarité et de régulation. Il exprime sa solidarité avec tous ceux dont les conditions de vie sont indignes d'un grand pays démocratique et réaffirme que la richesse nationale, créée par le travail, doit être utilisée pour répondre aux besoins de la population et échapper à la spéculation financière.
Le Congrès défend la construction d'une Europe sociale, démocratique et solidaire, qui ne mette pas en concurrence les États et les salariés et qui donne toute sa place aux services publics.
Le Congrès condamne la révision générale des politiques publiques (RGPP), véritable machine à réduire les missions assumées par l'État, illustrée par les suppressions d'emplois massives de fonctionnaires et la remise en cause des statuts. D'autres choix de société sont nécessaires.
Le Congrès réaffirme la nécessité du maintien et du développement de services publics de qualité et de proximité, également répartis sur le territoire et accessibles à tous afin de garantir la cohésion du pays.
Face aux attaques et aux menaces dont les actifs sont l'objet, face à la campagne de dénigrement faisant des retraités et des personnes âgées un fardeau pour la société alors qu'ils participent à la vie économique, sociale, culturelle de la nation et à la solidarité entre les générations, le Congrès national de la FGR-FP appelle actifs et retraités à se syndiquer et, pour les retraités de la Fonction publique, à rejoindre la FGR-FP.
Enfin, le Congrès confirme la nécessité d'agir dans l'unité, avec l'ensemble du mouvement social et des forces démocratiques de progrès, afin de faire aboutir les justes revendications des actifs et retraités.
Les grands chapitres de la motion revendicative
Chapitre 1 : FONCTION PUBLIQUE
Le Congrès rappelle l’attachement de la FGR-FP au statut général des trois fonctions publiques, et au choix de la retraite par répartition dans un régime par annuités.
Le Congrès affirme son opposition à la création d’une caisse de retraite spécifique aux fonctionnaires de l’État et dénonce la suppression des services des pensions.
Il exige le maintien de la budgétisation des pensions des fonctionnaires d’Etat.
Le Congrès affirme son opposition aux réformes régressives depuis 1993. Elles ont conduit à une diminution du taux de pension de l’ensemble des retraités, diminution qui s’amplifie au fil des années du fait des mécanismes qu’elles initient.
Le Congrès exige le maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans ainsi qu’un taux de remplacement sur la base de 75% du traitement perçu pendant les 6 derniers mois.Chapitre 2 : PROTECTION SOCIALE
Le droit à la santé est inscrit dans la Constitution. Le Congrès rappelle son attachement à ce droit universel initié par le Conseil National de la Résistance (CNR) ainsi qu’à une protection sociale de qualité, pilier du pacte républicain, fondée sur la solidarité nationale et devant intégrer les besoins nouveaux de tous les individus.
Chapitre 3 : FISCALITÉ
"La contribution commune aux charges de la Nation doit être également répartie entre tous les citoyens en raison de leurs facultés". (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 - article 13).
Cette conception républicaine fondamentale est gravement remise en cause par les attaques systématiques contre la progressivité de l’impôt. Le Congrès estime que l'impôt doit assurer un service public vaste et de qualité et permettre une juste redistribution de la richesse nationale.
Il dénonce l’idéologie dominante actuelle, mise en oeuvre par le gouvernement français, l’Union Européenne et la plupart des institutions internationales, en particulier le FMI et l’OCDE. Au nom du « moins d’État, moins d’impôt », elle met en place une société ultralibérale. En creusant la dette, par manque de recettes, elle organise le démantèlement et la privatisation des services publics.Toute la motion revendicative, avec l'introduction